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Yuka, une appli qui se veut au service du consommateur

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Une application de lecture facile

Yuka est une application que vous pouvez télécharger sur votre Smartphone (ou votre tablette) et qui vous permet d’obtenir des informations sur la composition d’un produit. Après le scan du code-barres à l’aide de l’objectif de votre Smartphone, les informations sur le produit et la note que l’application lui donne sont affichées à l’écran.

Une notation structurée

La note basée sur une échelle de 0 à 100 est obtenue  par le biais d’un algorithme de Yuka fondé sur trois critères qui sont :

  • la composition nutritionnelle (60% de la notation), c’est-à-dire des chiffres traduisant la teneur en calories, protéines, graisses saturées, fibres, sucres et sel.
  • la présence ou non d’additifs réputés à risque (30% de la notation)
  • le mode de production du produit : s’agit-il d’un produit bio ou pas (10% de la notation).

Yuka vous aide à manger sainement ! et ça c'est bien !Une lecture claire et simple

Application simple à utiliser, Yuka allie la fonctionnalité – les informations nutritionnelles – au côté ludique avec un affichage haut en couleurs qui rend la lecture facile. Yuka est la première application à fournir une interprétation des compositions nutritionnelles des produits. Son mérite réside surtout sur son caractère d’application claire et simple.Vous n’avez qu’à scanner le code-barres d’un produit avec votre mobile, Yuka donne alors une note sur 100. Des pastilles vert foncé pour un produit excellent, vert clair pour bon, orange pour médiocre et rouge pour mauvais indiquent la donnée que vous voulez connaître.

Des critères basiques

Les critères qui tiennent le plus à cœur le consommateur sont ceux que Yuka affiche à l’écran, à savoir:

  • les calories
  • les protéines
  • les graisses saturées
  • les fibres
  • les sucres
  • le sel

Les adeptes du régime healthy et du régime minceur sont les plus regardants sur ces critères. Yuka déchiffre les étiquettes et traduit en chiffres et en couleurs les produits qui sont bons et ceux qui ne le sont pas.

Yuka détecte le produit qui peut nuire à votre santé et vous recommande un autre de meilleure qualité. L’historique des produits scannés est sauvegardé et vous pouvez les retrouver dans une liste classée par ordre d’ancienneté ou dans un fichier de synthèse par qualification.

Les paramètres analysés par l’application

Pourquoi l’application a-t-elle vu le jour?

Les concepteurs de Yuka racontent que l’idée leur est venue d’un livre que l’un d’eux a acheté et qui classait les bons et les mauvais produits. Mais comme le livre était peu pratique, la version digitale a été développée pour plus de maniabilité et d’efficacité. L’application était ainsi lancée.

Les concepteurs insistent sur le fait que Yuka est une application indépendante. Elle se veut être l’application effective des velléités de Nutriscore que le Ministère de la Santé n’arrive pas à rendre totalement effectif. Indépendamment des polémiques politiques, Yuka référence tous les produits et les évalue selon son propre algorithme.

Vous voulez analysez ce que vous manger ? Yuka est là pour çaCe que l’application analyse

Au scan du code-barres, Yuka affiche la photo du produit avec la note illustrée par “excellent, bon, médiocre ou mauvais”. La composition du produit est évaluée par les mentions “défauts du produit” et “qualités du produit”.

La qualité nutritionnelle est évidemment un paramètre important de l’analyse de Yuka. 60% deson évaluation reposent sur ce volet. Le calcul se base sur le Nutriscore pour évaluer ce que le produit contient en énergie, graisses saturées, fibres, protéines,  sucres, sel, fruits et légumes.

Auparavant, les systèmes de notation reposaient sur la composition nutritionnelle, Yuka a intégré dans ses calculs la quantité des additifs contenus dans le produit et30% de sa notation se basent sur ce volet. Yuka référence ainsi la présence d’additifs que les industriels incorporent dans les produits. Ceci permet au consommateur d’être informé sur le degré de nocivité des additifs et l’effet santé de chaque additif.

“Yuka recense également les produits disposant du label bio français et du label bio européen et intègre les données pour évaluer la dimension biologique du produit. 10% de sa notation correspond à ce volet..”

Quand le produit scanné pèche par une note trop basse délivrée par l’algorithme, Yukasuggère une alternative de meilleure qualité pour que le consommateur puisse faire de meilleurs choix alimentaires.

Les limites des résultats affichés par l’application

Yuka a le mérite d’initier une application qui fournisse les données qui ont toujours fortement intéressé les consommateurs. Il reste pourtant qu’un certain nombre d’informations sont manquantes. Sans doute dans la recherche d’une simplification de l’exposé des résultats, l’application n’a retenu que quelques critères en laissant de côté plusieurs autres. Ce qui rend l’évaluation du produit incomplète.

A preuve, la quantité de graisses totale n’est pas mentionnée, Yuka s’est concentré sur la quantité des graisses saturées qui, pourtant, ne sont les seules graisses existantes. De fait, le consommateur peut être induit en erreur face à un produit que l’application mentionne comme un produit ne contenant pas de graisses saturées donc réputé bon.

Yuka n’affiche pas l’origine des sucres, or le consommateur devrait être au courant s’il est en présence de sucres naturels – fructose des fruits ou lactose des yaourts – ou de sucres ajoutés aux effets santé redoutés.

Yuka n’affiche pas la liste d’ingrédients or cette donnée est essentielle pour savoir de quel produit les nutriments affichés proviennent. La lecture de l’écran ne renseigne pas si les sucres présents sont naturels ou s’ils ont été ajoutés par l’industriel.

L’affichage ne renseigne pas non plus sur l’origine des protéines qui, elles aussi, peuvent être ajoutées par l’industriel. Yukane fait pas mention de la qualité des nutriments. L’analyse se focalise sur les quantités. L’aberration apparaît quand la note de telle quantité de protéines de viande noble est la même que celle de protéines de viande de piètre qualité. Par ailleurs, les vitamines et les minéraux ne bénéficient d’aucune mention. De fait, la richesse nutritionnelle reste une inconnue.

L’algorithme de Yukane donne que la teneur en calories par 100 g. Le problème se pose quand la portion du produit est supérieure à 100 g. Les informations sur les additifs sont sujettes à beaucoup de réserve quand l’application utilise les niveaux “sans impact, douteux, à éviter, nocifs”.  Le problème est de savoir si on peut vraiment affirmer l’absence de nocivité d’un produit. Le consommateur peut-il être sûr qu’il n’y a aucun risque à long terme de l’utilisation des additifs dans la mesure où trop peu d’études scientifiques ont été menées sur le sujet.

Au passif de Yuka, il faut également noter l’absence d’une fonction de recherche directe. Il faut nécessairement passer le code-barres du produit par le scan du mobile pour accéder aux informations.

La contribution du public pour donner vie à l’application

Yuka engrange désormais plus de 500 000 produits référencés. L’explication en est que chaque utilisateur peut ajouter des produits non référencés dans la base de données.  L’application s’appuie sur la base de données de Open Food Facts qui donne des informations sur les produits d’alimentation en déchiffrant leur code-barres.

Cette solution de mise au service direct du consommateur a été retenue par les concepteurs de Yuka même si au début, ils ont pensé vendre l’application à des compagnies d’assurances ou à des industriels pour permettre à ceux-ci d’améliorer leurs produits alimentaires.

Pour rester indépendant et donner au public des renseignements non biaisés par la publicité, Yuka se fait financer par des dons et par un programme de nutrition initié par l’entreprise. Sa création s’est faite par un apport personnel des trois fondateurs.

Les fondateurs de Yuka se font forts d’affirmer qu’ils ne travaillent avec aucune marque alimentaire et envisagent de mettre sur le marché des solutions payantes. A ce jour, au moins 5 millions de téléchargements de l’application sont faits par le public.

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